La séquence d’ouverture de The Mitchells Against the Machines suffit à être immédiatement conquise par le film d’animation  Netflix sans pouvoir offrir aucune résistance. Avec le recul, il devient de plus en plus évident qu’il s’agit d’une œuvre qui n’a pas besoin de retenir l’attention, puisque le spectateur sera amené à la lui accorder de sa propre volonté, fasciné par le divertissement et les émotions offertes. L’écriture et la réalisation du film sont les nouveaux venus Mike Rianda et Jeff RoweIl est produit par Phil Lord et Christopher Miller , connus pour avoir contribué à de nombreux films d’animation dont Spider-Man – A New Universe. L’équipe créative de ce dernier a développé le nouveau long métrage Netflix, atteignant des résultats époustouflants.

 

Les protagonistes de ceci sont les Mitchells , composés de Katie , Rick , Linda et Aaron. C’est une famille comme il y en a tant, où chaque membre a ses propres passions, défauts et bizarreries. Elle se retrouve maintenant à entreprendre un voyage forcé ensemble en Californie, où Katie a rapidement été accueillie dans une prestigieuse université de cinéma. La fille a hâte de quitter sa famille volumineuse, mais elle devra d’abord survivre au désir obstiné de son père de l’accompagner personnellement. Pour aggraver les choses, il y aura le déclenchement soudain d’une révolution des machines, prête à conquérir le monde. Dernier espoir laissé à l’humanité, les Mitchell devront d’abord résoudre leurs problèmes personnels pour parvenir à l’union nécessaire à la victoire.

L’histoire d’un père et d’une fille

Le voyage que la famille Mitchell s’apprête à affronter est très délicat. À la fin de cela, la protagoniste Katie se lancera dans une vie indépendante, et tout ne sera plus jamais pareil. Au vu de ce moment, son père Rick devra donc pouvoir faire la paix avec elle, en redécouvrant cette relation qui semblait s’être affaiblie au fil des années. Les thèmes autour desquels s’articule le film sont donc particulièrement universels et intimes. Tout le monde peut se retrouver dans le point de vue de Katie, qui se sent incomprise par son père, et dans celui de Rick, qui ne peut pas expliquer comment le temps a pu changer les choses entre lui et sa fille.

Une véritable apocalypse technologique se construit autour de la dynamique familiale. Élément apparemment dissonant avec les thèmes centraux du film, cet aspect narratif s’avère être un expédient brillant, pour dire le moins, pour traiter un autre discours qui a déjà été abordé à plusieurs reprises. Cette rébellion des machines conduit en effet à devoir abandonner toutes les formes de technologie, des ordinateurs aux smartphones. Même avec leurs avantages, ces outils deviennent souvent involontairement des moyens qui contribuent au détachement de ce qui nous entoure.

Sans cela, Katie et Rick, dont les points de vue sur l’utilisation de la technologie sont diamétralement opposés, sont obligés de s’affronter sans aucun filtre. Les deux personnages peuvent ainsi entamer un processus de rapprochement qui les amène à se découvrir, se blesser, se comprendre et enfin s’accepter. Le cœur de The Mitchells Against Machines réside donc dans sa mise en valeur des choses qui nous rendent uniques. C’est un film qui vise à nous rappeler ce que signifie être, et décider de rester, humain dans un monde de plus en plus envahi par la technologie, en gardant les personnes les plus importantes près de nous, sans jamais savoir quand l’inattendu peut se produire.

THE MITCHELLS VS. THE MACHINES

Les Mitchell contre les machines: grandir fait peur

Le film de Rianda et Rowe évolue donc dans ce sens. Cependant, cela s’avère non seulement engageant sur le plan émotionnel, mais aussi extrêmement excitant à regarder. Si déjà Spider-Man – Un nouvel univers était un régal pour les yeux, même The Mitchells Versus Machines ne fait pas exception. Au-delà de son explosion de couleurs et de son graphisme à mi-chemin entre le dessin 3D et le style bande dessinée, le film fait quelque chose que peu de films d’animation semblent avoir le courage ou la volonté de faire, qui est de jouer avec les possibilités qu’offre le genre. Il existe en fait de nombreuses animations en animation, qui renforcent encore la beauté esthétique du film et en font un produit extrêmement captivant.

Enrichir ce que vous voyez de cette manière vous permet d’être continuellement surpris, en perpétuant le divertissement et l’émotion en même temps. Le film est donc un swing continu entre le rire authentique, l’adrénaline, la tension et l’émotion pure. Tout cela est également possible grâce à la prise de conscience croissante que ce qui est regardé n’est rien de plus qu’une métaphore puissante pour grandir et comment les parents essaient de protéger leurs enfants autant que possible pendant ce processus délicat, qui est aussi inévitablement un processus de détachement. The Mitchells Against Machines est donc l’histoire d’un père qui accompagne sa fille vers une nouvelle phase de sa vie, la laissant libre dans le monde, avec toute la peur et l’émotion que cela requiert.